Ohmwork

- DESIGN SONORE ou l'actualité du design sonore dans la publicité, l'audiovisuel, l'interactif, le multimédia (communiquer avec le son et la musique) - AVENTURES SONORES ou la présentation de nos expériences sonores au sein de notre agence. - MIROIRS SON

vendredi 13 novembre 2009

The Marvelettes

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Petite découverte du jour. En écoutant le "Please Mister Postman" de l'album "With The Beatles", je décide de me pencher une petite dizaine de minutes sur les originaux des titres repris par les Fab Four et mon oreille s'attarde sur les Marvelettes, une petite merveille de la Motown. Ce groupe de chanteuses américaines a la particularité d'avoir ouvert la voie au mythe Tamla Motown puisque "Please Mister Postman" donna son premier numéro un des charts à la célèbre maison de disques. S'en suivra une épopée grandiose qui verra passer les Jackson Five, les Supremes, Stevie Wonder, Marvin Gaye et bien d'autres. Ladies & Gentlement, the wonderful Marvelettes !

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mardi 10 novembre 2009

La musique oubliée de la télévision

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Alors que la musique n'a jamais été aussi présente à la télévision (émissions type Nouvelle Star, Taratata et autres...), les revenus des auteurs ne sont pas valorisés pour autant (c'est dans l'air du temps, vous m'direz...). L'excellent article paru dans "La Lettre des sociétaires de la SACEM" nous éclaire un peu sur la situation.

L'article est ici en téléchargement : La_musique_oubli_e_de_la_t_l_vision

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vendredi 23 octobre 2009

Ohmwork transformé en disc jockey

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Vendredi 23 octobre. 8h40.  Une dernière vérification de ma discothèque ambulante et je quitterai mon domicile avec un tas de sonorités dans la tête. Après plusieurs années de break, je reviens dans le mix , heureux de pouvoir délivrer quelques pépites incontournables qui jonchent mon mur de disques. Après avoir assuré un set planant pour la conférence de presse du lancement de la semaine des Kiosques de la Ville de Paris, j'ai durci le jeu, renforcé mon attaque, bref, j'ai opté pour 4-3-3 dopé à l'electro rock, au big beat anglais et au hip hop vintage. The Streets, Spank Rock, Chemical Brothers, LCD Soundsystem et bien d'autres seront au rendez-vous ce soir au 14, rue François Miron dans le 4ème arrondissement, pas très loin de l'Hôtel de Ville.

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jeudi 22 octobre 2009

Impressions sur La Superbe

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Benjamin Biolay, Benjamin lait bio, Benjamin quoi ! Et bien ce Benjamin, il fait du bien. Cette superbe est séduisante et ne manque pas de plaire à votre serviteur qui, allergique à cette chanson française dite "réaliste" (Luce, Benabar, Delerm, Cali...), finit par arriver au bout de ses favoris, les Gainsbourg, Souchon, Daho, Katerine... Les disques s'épuisent à force d'écoutes à répétition et de larmes versées ("La Baie" de Daho). Du neuf, je vous en prie, de l'étonnement, des frissons ! Et voilà qu'en ce milieu d'après-midi, je plonge mes orifices latéraux vers le son Biolay 2009. J'avais vaguement entendu parler d'un double album ambitieusement nommé "La Superbe", sorti très récemment, en cet automne mi-figue mi-raisin. Pour dire vrai, après une première écoute sur un site de musique gratuit et légal, je suis convaincu. Je sens le grand Serge mais pas trop non plus, il offre seulement certaines petites délicatesses toujours habilement transformées par un Benjamin inspiré, à l'exquis anglo-saxon, à la saveur jazzy Saint Germain années cinquante ou à cette tradition franco française des dialogues fille garçon (ici par lettres interposées sur "Brandt Rhapsodie") qui peut séduire (ou vraiment agacer). Biolay a cette faculté de switcher d'un style à un autre, de la pop bateau de "15 août" à la grandiloquence de "La Superbe", premier titre vraiment fort de ce double album en passant par un "Buenos Aires" qui ferait passer Mass Hysteria pour des bébés avec ce refrain hispanophone sorti de nulle part. Difficile à chroniquer le Biolay ! Doué, certes, aventureux, certes. Mais justement, où va-t-on? Quel est la ligne? A cette première écoute, je m'avoue un peu perdu mais heureux. Heureux de retrouver cette France qui tente et pas celle qui ne peut s'empêcher d'écrire sur la boîte de conserve, les pizzas, la TV et le PMU du coin. Le taxe de Gainsbourg qui veut, sur le coup, Biolay est superbe.
 

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mercredi 21 octobre 2009

Le vaisseau spécial d'Arte Radio, edition n°1

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Nouvelle curiosité d'Arte Radio, le Vaisseau spécial édition n°1 tombe à pic en cette année 2009 minée par la crise financière, économique et sociale. Plongé dans les méandres de la recherche d'emploi, nous suivons Gaël, jeune chômeur breton, dans la réalité (drôlement caricaturale) du face à face avec un agent du Pôle Emploi. Suite à cet entretien, notre ami est enlevé par un OVNI, des extraterrestres, des Farcs de l'espace... Cette petite fiction audio politiquement absurde et humoristique est intéressante d'un point de vue sonore puisqu'elle nous plonge dans la fonction bruitage artisanal puisqu'une bonne partie des situations ont été réalisé en utilisant des jouets (l'attaque de l'espace provient par exemple du couinement de la célèbre Sophie, la girafe que nous connaissons tous, la démarche gluante des Aliens par une éponge trempée dans l'eau...). On adore cette façon de retranscrire une fiction, tout en audio, avec des situations et des sonorités amusantes. Sept minutes matinales agréables en ce mercredi parisien gris. Nous aurons le plaisir de vous présenter la suite des aventures sonores de Gaël dès demain...

http://www.arteradio.com/son.html?514498

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mardi 20 octobre 2009

Ohmwork aime Love 2

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Cela faisait longtemps que j'attendais un album de Air pouvant se retrouver entre "Virgin Suicides" et "10 000 Hz Legend". Après les étapes "Talkie Walkie", "Pocket Symphony", les B.O, les collaborations extérieures (Charlotte Gainsbourg notamment) et l'album solo de Jean-Benoît Dunckel sous le pseudo Darkel, je doutais sérieusement d'une réaction forte de la part du duo. Je l'avoue, je n'ai pas aimé les apparitions de Nigel Godrich sur les dernières productions. Trop polies, trop chiadées, les compositions étaient moins personnelles, plus convenues et sans surprises. Je sais que je risque de me faire des ennemis mais honnêtement, je suis heureux de ne plus trop entendre parler de Monsieur Godrich, de son génie, de son oreille avertie et de ses exploits de producteur avec Mc Cartney, Beck, Travis... Une lassitude sans doute et un vrai besoin de retrouver son groupe de musique électronique préféré à l'état 98-2000. A cet époque, Air faisait dans le minimal, le vintage, le planant, le tragique et parvenait à se faire une place de choix dans le grand bain de la french touch. Dix ans plus tard, après les quelques événements précités au début de cet article, Dunckel et Godin reviennent aux fondamentaux et parviennent à retrouver la matière brute, l'essentiel, et par moment à toucher le Graal sur un "Love 2" à la limite de l'excellence ("Be A Be", "Tropical Disease", "Heaven's Light", "Love", "Night Hunter", "So Light Is Her Footfall", autant de morceaux de bravoure et de réelles prises de risques sonores). Des purs sons vintage, des basses entêtantes, des progressions envoutantes, des sonorités étranges... Véritablement, dans cet album, on a l'impression de toucher du doigt l'artisanat Air. Débarrassé du lissage, du polish et du grandiloquent "Pocket Symphony", le duo livre son meilleur album depuis "10 000 Hz Legend", réalisé en autarcie, dans son studio parisien. Le mieux est l'ennemi du bien, Air vient de le prouver. A écouter, à acheter et à conseiller !

http://www.myspace.com/intairnet

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dimanche 11 octobre 2009

Phoenix au Letterman Show

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Bien qu'au cœur d'un scandale assez représentatif de notre époque (syndrôme tabloïd aigü), David Letterman et son Late Show reste un indispensable du petit écran U.S. Passage obligatoire des artistes hype, il en sort généralement des prestations mémorables, en témoigne le groupe de pop français Phoenix qui est actuellement en phase de conquête de l'Amérique. N'ayant rien à envier au locaux, les versaillais sont littéralement impressionnants sur scène. Précis, puissants (la prestation du batteur est bluffante), assurés, c'est avec délectation qu'on se laisse porter par ce "1901" du meilleur groupe français du moment.

Phoenix - 1901 live from wearephoenix on Vimeo.

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samedi 10 octobre 2009

Musique et neurones

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Si vous êtes de celles ou ceux qui ne peuvent se déplacer sans baladeur mp3, Iphone ou autres système sonore mobile, ces quelques lignes risquent de vous conforter dans cette addiction à la musique façon nomade.

D'après une enquête sérieuse menée par Sciences et Avenir, écouter de la musique serait un atout pour développer notre Q.I. Je m'explique. La musique jouerait un rôle d'accélérateur intellectuel par l'intermédiaire de la tonalité et du tempo et le style n'y est pour rien. Rock, rap, classique, jazz, musiques électroniques sont tous sur la même longueur de Q.I. Mieux, la musique "active" rendrait les effets stimulants encore plus probants. Une équipe de l'université de de Long Island (Etats-Unis) a fait suivre des cours de musique à 4 enfants de 6 ans alors que 57 autres en étaient privés. Dix mois plus tard, les musiciens en herbe affichaient des capacités de lecture supérieures à celles du groupe témoin. On parle d'imagerie cérébrale, de connexions neuronales facilitées... Une fois de plus, la musique, l'émotion, l'intellect... Un pouvoir magique !

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mercredi 16 septembre 2009

This is him

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Le trailer officiel du documentaire consacré à Michael Jackson et réalisé à partir des enregistrements de ses dernières répétitions a été diffusé en avant-première hier. Pour décupler le buzz, la sortie en salle de "This Is It" sera concentrée sur deux semaines. D'après les producteurs, il s'agit de plonger le public dans les conditions du show et ainsi retranscrire l'effervescence. Ne soyons pas dupe, l'opération est surtout un bon moyen d'engranger dollars & cents... Nevermind, vivement le 28 octobre pour rêver une dernière fois avec le King sur grand écran !

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lundi 14 septembre 2009

La mélodie des oiseaux

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Démarrons la semaine par une note de poésie. Celle-ci vient de Jargas Agnelli qui, lors de la simple lecture d'un journal, décida de découper une photographie qui l'interpella. Celle-ci représente quelques oiseaux sur des câbles haute tension (voir ci-dessus) positionnés comme des notes sur une portée musicale.

Curieux, Agnelli décida de retranscrire la mélodie des oiseaux* en respectant l'exact postionnement des tétrapodes (pas de magouille photoshop) sur les câbles. Le résultat est bluffant (voir la vidéo ci-dessous) et peut résumer en lui-même la beauté de la nature et les hasards bienheureux. Pour la petite histoire, le "découvreur de talents" a envoyé la musique au photographe original, Paulo Pinto, qui relaya l'information auprès de son éditeur. Plus tard, l'histoire** fut relatée par un journaliste et se termina par un entretien dans le journal... Apprécions.

*La musique a été interprétée (car rappellons-le, les compositeurs de cette symphonie sont les oiseaux) avec l'aide du logiciel Logic Audio et la vidéo avec l'aide du logiciel After Effects.

** http://tinyurl.com/l4qdbg

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mercredi 9 septembre 2009

Lifting Beatles

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rand jour pour tous les fans des Beatles (dont je fais partie). En ce mercredi 9 septembre 2009, tous les albums des Beatles remasterisés sont disponibles à la vente. Alors, qu'allons-nous trouver de plus sur ces nouvelles versions? Simple coup marketing pour rebooster les ventes ou véritable travail de toilettage des bandes? Et bien, on va se pencher directement vers la deuxième proposition tout en restant conscient des retombées financières de l'opération.

Un travail colossal a été entrepris par des ingénieurs du son des célèbres studios Abbey Road où le groupe a enregistré la quasi totalité de ses chansons. Quatre ans de besogne avec comme point de mire les respect des enregistrements originaux tout en insufflant un air neuf avec l'ensemble des technologies dont nous disposons : traitement numérique des morceaux, suppression, lorsque c'était possible et tant que l'intégrité des chansons était préservée, des clics électriques, des bruits de micro liés au chant (le fameus "pop" lors de la prononciation de la lettre "p") et des sifflantes excessives. Pour les puristes, aucun souci à se faire, la matière brute a été respectée, l'essence de ce qui s'est passé entre 1962 et 1970 est restée indemne et sous contrôle des plus hautes instances de la Fab Connection où George Martin, responsable du son Beatle, veille au grain. Avec cette remasterisation, nous aurons la chance d'entendre de manière encore plus fidèle les pistes originales, les apports de chaque membre du groupe, les harmonies vocales de John et Paul, les arrangements de guitare de George et... le solo de batterie de Ringo sur Abbey Road. En somme, c'est comme si nous étions dans le studio avec les Beatles à ce moment T où la magie opéra. Pour ma part, la magie sera de retour avec le coffret stéréo* et tous les albums. Aucune raison de choisir un ou deux albums parmi le catalogue. Sacrilège, dirait mon ami Jerôme Monod de Talancé** (il se reconnaîtra), plus grand fan des Beatles de l'hexagone ! Aller, en attendant que j'affine le compte rendu avec une écoute globale, un petit retour en arrière sur ce "Being for the Benefit of Mr. Kite!", ambitieux florilège d'effets sonores et delirium psychédélique de John Lennon.

*L'acheteur aura le choix d'acheter chaque album séparément, le coffret en mono ou le coffret en stéréo regroupant tous les albums des Fab 4. Toutefois, ce dernier me semble inévitable.

**Très bientôt, nous mettrons en relief l'important travail de mélomane de Jerôme, avec comme point d'orgue, cette insatiable recherche de raretés dans le monde de Pepperland.

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dimanche 6 septembre 2009

iPHONE APPLI : "Bloom par Brian Eno"

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L'application s'appelle Bloom et a été réalisée par Brian Eno, maître incontesté du son, musicien et producteur de légende (David Bowie, Roxy Music, David Byrne, Coldplay, U2... ont fait appel à ses services). Cette "boîte à musique du 21ème siècle" est un outil intuitif de composition musicale réservé aux possesseurs de l'Iphone. Bloom permet de générer des sons en touchant l'écran de son appareil. Des boucles se superposent pour former un morceau de musique éphémère. Fascinante, cette petite application interactive surprend par son design graphique et sonore épurés et son environnement marin apaisant. Testé et approuvé pour 2,99 euros !

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mardi 1 septembre 2009

Controlling samples

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Toute nouvelle interface musicale imaginée par le designer Luca De Rosso, Otto est, ce que l'on pourrait appeler, un "contrôleur de samples". Conçu pour travailler des samples en temps réel, l'instrument se base sur le "beatslicing" (technique consistant à découper un sample de boucle percussive en plus petites sections, slices - tranches -, qu’on utilise essentiellement pour modifier le tempo de la boucle sans en altérer la hauteur, isoler les différents éléments d'une batterie ou transformer une section rythmique en lui appliquant un nouveau groove) et complète la liste plutôt gourmande des interfaces musicales tangibles qui apparaissent sur le marché (Reactable & Tenori-On étant les exemples les plus intéressants de ce qui se fait de mieux).

Otto, comme le décrit son créateur, donne le sentiment à son utilisateur de pouvoir "avoir le sample dans ses mains", soit être au plus près de la manipulation. Beaucoup plus excitant que la doublette software/plugins, l'appareil vient, à la manière de certains synthétiseurs actuels, redonner le goût du potard. Moins exubérant et complexe que ses comparses Reactable ou Tenori-On, avec un design plutôt sobre et soigné et une facilité d'utilisation (en USB, on branche l'appareil sur son laptop), Otto devrait conquérir le coeur du "beat programmer". A tester absolument !

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vendredi 28 août 2009

Le synthétiseur humain par Calvin Harris

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Calvin Harris, artiste incontournable de la scène electro actuelle, nous présente le synthétiseur humain. Il ne s'agit pas d'une intelligence supérieure naissant de l'imagination de Steven Spielberg mais bien d'une nouvelle façon, ludique et démonstrative de créer un morceau de musique électronique. Epaulé par une quinzaine de naïades en bikini enduites d'une encre conductrice ("Bare Conductive", une technologie développée par des étudiants du Royal College of Art's Industrial Design Engineering), Calvin interprète sont récent single "Ready For The Week End" d'une manière assez originale et loufoque. L'instrument est composé de 34 pads reliés à un ordinateur et chaque pad correspond à un son géré en midi par le célèbre séquenceur Ableton. Une façon nouvelle d'appréhender la création musicale voir même d'imaginer un show en discothèque. Bon aller, en ce qui me concerne, je suis prêt pour le week-end !

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mercredi 26 août 2009

Mercury Rev - Snowflake Midnight (2008)

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Il y a onze ans, Mercury Rev sortait "Deserter's Song", un quatrième album magique qui venait d'ailleurs, quelque chose qui ne pouvait exister. Des vagues d'émotion... Une voix céleste, une intensité instrumentale relevant du divin. L'abandon de l'adolescence, le conte fantastique, Tim Burton, les étoiles, l'irréel... Superlatifs et adjectifs ne peuvent suffire à décrire cette afflux de sentiments. Il suffit de l'écouter, ce disque de l'imaginaire, ce disque relevant du culte. Oui, du culte. Les années 90 du grunge et de la brit pop n'en avait que faire de ce progressif moderne, libéré du pompier et de la veuve noire, ce rock FM polluant les ondes, encore et encore, à coup de deals publicitaires. La musique est-elle un deal publicitaire? Une décénnie après, nous sommes contraint d'admettre que... Il faut vivre avec son temps comme on dit...

Revenons à la musique. Après plus de dix années et deux albums forcément moins étincellant si l'on force la comparaison avec "Deserter's Song", Mercury Rev revient avec un "Snowflake Midnight" aventureux, expérimental, remarquablement produit par Dave Friedmann (également responsable du son de Sparklehorse et des Flaming Lips), empruntant à la musique électronique quelques rythmes et quelques nappes ("Snowfake In A Hotworld"), au rock indie des guitares saturées et quelques montées ("Runaway Raindrop", "People Are So Unpredictable") et la contemplation ambiante d'un Brian Eno ("October Sunshine"). Les emprunts sont légion mais ils sont dissimulés derrière un ensemble fort, assumé et jamais en contradiction avec l'identité première de Jonathan Donahue et sa bande : créer une pop imagée qui transcende les barrières de la musique pop contemporaine.

Certains pourrait crier à l'indigestion, à l'overdose créee par un trop plein de lyrisme ("Faraway From Cars"), ce défaut si souvent reproché au groupe. Il n'en est rien, Mercury Rev parvient à doser, à allier subtilité et exubérance sans tomber dans le rock progressif. Définitivement un coup de coeur.

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vendredi 21 août 2009

Back to the Future : l'année 2000 électro

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lors que la rentrée se rapproche doucement mais sûrement, je procède à une fouille méthodique de mon millier de disques originaux pour réorganiser ce joyeux bazar discographique. Je ressors des cartons les quelques compilations que j'ai accumulé, au fur à mesure des années, grâce aux Inrocks, Rock&Folk, Magic ou d'autres magazines plus spécialisés comme Technikart ou Coda. Les bonnes vieilles pochettes cartonnées ont bien résisté à l'usure du temps et aux multiples déménagements ce qui, sans faire preuve de matérialisme exacerbé, me ravit au plus haut point.

Alors que j'aurais pu me tourner naturellement vers une compil rock, je décide de m'emparer de cette "Rentrée Electro 2000" proposée par les Inrockuptibles. Une pochette au design d'époque (terme qui peut désigner le bon goût mais aussi le mauvais voir évoquer l'indifférence...), une quinzaine de titres et quelques souvenirs mémorables liés au dance floor et à la vodka pomme. Oui, il fut un temps, votre serviteur aimait se déhancher sur de la bonne french touch en sirotant cette mélasse, je cite les Daft Punk, Mr Oizo, Stardust, Cassius... Bref, j'insère le disque dans mon inusable platine Teac et je commence à écouter ce que l'on considérait comme la hype électro en 2000. Convaincu par la première piste avec Etienne de Crecy (DJ connu notamment pour la paternité de l'excellente compilation Super Discount), j'exulte avec le "Star 69" de Fatboy Slim, auto proclamé pape du dancefloor à cet instant T. Difficile de le contredire, "Halfway Between The Gutter & The Stars" étant, au même titre que le "Dig Your Own Hole" des Chemical Brothers, un indispensable du genre. Passons sur le big beat et continuons le tour d'horizon du scud. Au rayon bonnes surprises, on est heureux de retrouver la pop club de Benjamin Diamond avec "Little Scare", candides à l'écoute du "Plug Me In" de Add N To (X), envoutés par l'easy listening de "Sleep" de l'islandais Bardi Johansson (Bang Gang) pas encore arrivé à maturité, déçus par le réchauffé de l'ex-Kraftwerk Karl Bartos et son pastiche de Depeche Mode New Orderisé ("15 minutes Of Fame"), pas spécialement emballés par l'intellect psyché de Bertrand Burgalat ("Aux Cyclades Electroniques"). Pour le reste, rien à signaler, une mer d'huile, pas de quoi casser trois pattes à un canard. En parlant de canard, je termine le petit tour de cette relique avec Norman "Fatboy Slim" Cook, pape, évêque, god ou prophète de l'électro millésimée an 2000.

 

 

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mercredi 19 août 2009

Invaders & Music

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Qui n'est jamais tombé, dans les rues de Paris*, sur ces petites mosaïques qui ornent les façades de certains immeubles hausmanniens? Ces petits cubes colorés formant des petits ovnis représentent les prémices de la révolution multimédia, à l'époque des premières consoles de jeux. Je me rappelle encore de ces heures infinies devant mon Atari 2600 qui, à l'heure actuelle, doit se trouver dans un grenier sous un amas de poussière. Triste sort. Revenons à nos mosaïques et découvrons les space invaders.

Imaginé par Invader lui même, les spaces invaders sont apparus dans les années 90. Récemment, ils ont fait l'objet d'une exposition à la Jonathan Levine Gallery de New York. Pendant un mois (entre juin et juillet de cette année), nous avons pu retrouver les créations les plus marquantes de l'artiste mais aussi la reproduction sous forme de rubikcubisme de quelques pochettes d'albums, des classiques pour la plupart d'entre eux. Je cite : The Beatles-Abbey Road, The Clash-London Calling, Nirvana-Nervermind, The Velvet Underground-Andy Warhol, Pink Floyd-Atom Heart Mother ou encore Daft Punk-Home Work et j'en passe (l'artiste a proposé son top 10). Véritable travail pop art, urban art ou space art, je suis sous le charme... Et puis, je commence à culpabiliser sur l'abandon de mon Atari 2600.

*L'artiste a également posé son empreinte dans une quarantaine de villes du monde dont New-York, Tokyo, Amsterdam, Londres, Los Angeles... Paris reste néanmoins la ville la plus envahie.


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The Beatles - Abbey Road

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The Clash - London Calling

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Nirvana - Nervermind

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The Velvet Underground - Andy Warhol

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Pink Floyd - Atom Heart Mother

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Daft Punk - Homework



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lundi 17 août 2009

Psychologie woodstockienne, 1969-2009

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40 ans pile après la naissance de ce formidable rassemblement, Ohmwork revient sur la légende. Phénomène culturel, phénomène musical, phénomène sociologique, Woodstock a marqué à l'histoire à jamais. En plein "flower power",  450.000 personnes s'étaient emparés de trois jours pour communier. Communier autour de la musique, de la danse, de la liberté quoi ! Fuck le capitalisme naissant, fuck les conventions, fuck l'ennemi, j'arriverais presque à m'emporter... Peace & love les mecs, nous sommes en 2009, on nous a volé nos rêves mais il nous reste les images et le son. Mais, juste avant de balancer ce "With A Little Help From My Friends" magistralement interprété par Joe Coker (probablement une des meilleures reprises de tous les temps), poursuivons la réflexion sur les traces qu'a laissé cet événement sur le monde de 2009 / Article de Psychologie de juillet-août 2009  en téléchargement ici : Psychologie_woodstockienne

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jeudi 13 août 2009

Tarentino et la musique

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L
'un des réalisateurs les plus atypiques de ces vingt dernières années a forcément des choses à dire sur la musique. Quentin Tarentino, à la fois réalisateur, producteur, acteur et scénariste, est aussi un passionné de musique (ndlr. la plupart des bandes originales de ses films ont été de franc succès, Pulp Fiction en 1994 ayant atteint la 21ème place des charts au États Unis). Justement, au delà d'une simple B.O, Tarentino prend tellement la chose au sérieux qu'il va jusqu'à s'imprégner du tempo d'un morceau pour déterminer le rythme d'une scène. Laissons le père de Reservoir Dogs s'exprimer sur le sujet / extrait d'un entretien avec le magazine Premiere à propos de la sortie de "Inglorious Basterds" (août 2009):

"Comme j'emprunte des musiques à d'autres films, je ne fais jamais - ou très rarement - appel à des compositeurs. Pas la peine puisque je travaille avec les meilleurs compositeurs du monde! Je prends leurs morceaux et je m'arrange pour qu'ils s'ajustent parfaitement à mes scènes. Ça vaut mieux que de faire appel à eux sans savoir si je vais aimer le résultat. Le thème d'Alamo, par exemple, fonctionne de deux façons suivant les spectateurs. Si vous connaissez le film et ce morceau ("The Green Leaves Of Summer"), vous pensez que je cherche à obtenir une atmosphère de western. Sinon, vous allez y trouver une tonalité française, surtout dans cette version qui contient de l'accordéon. Pareil avec One Silver Dollar, un thème de western spaghetti que j'ai placé dans la scène du café. Si le western français existait, il aurait une musique comme celle-là! Il m'arrive aussi de tourne en musique, parfois pour m'amuser, pour obtenir quelque chose de particulier d'un acteur ou pour installer une atmosphère. Mais ce n'est pas du tout systématique. Dans Jackie Brown, pour la scène où Pam Grier sort de prison et que Robert Forster l'attend, j'ai fait passer Natural High de Bloodstone sur le plateau. A un moment précis d'Inglorious Basterds, je ne savais pas exactement quel tempo je voulais, alors j'ai fait jouer le morceau Cat People de David Bowie. En l'entendant pendant le tournage de la séquence, Mélanie Laurent a chopé le rythme, et ça a très bien fonctionné."

Avec la richesse des B.O de films de Tarentino, nous pourrions imaginer un sacré dossier dans ces colonnes... Cependant, il sera toujours temps de consacrer un autre article sur la relation entre la musique et le trublion hollywoodien. En attendant, rafraîchissons-nous la mémoire avec un des hits de 1994. Il s'agit de la la reprise de "Girl, You'll Be A Woman Soon" de Neil Diamond par le groupe Urge Overkill (ndlr. le titre est  présent sur la B.O de Pulp Fiction).


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lundi 10 août 2009

Festival Fnac Indétendances - compte rendu de l'Africa Express, mercredi 5 août 2009

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Mercredi dernier, dans le cadre du Festival Fnac Indétendances, Africa Express posait ses valises sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris et croyez-moi, le paquetage fut plutôt conséquent... Plusieurs dizaines de musiciens et d'artistes de renom se sont succédés pour une jam session géante de plus de 6 heures de musique world, pop et électronique. Cet authentique concept emmené par le bouillonnant Damon Albarn (ndlr. Blur, The Good The Bad & The Queen, Gorillaz) avait un savant goût d'inédit, une évidente fraîcheur, à des années lumières des shows calibrés de la grosse machine LN, promoteur des concerts de Madonna & Co.

D'emblée, plusieurs questions se posent : Comment faire cohabiter sur scène autant d'artistes? Comment tisser un lien entre les différentes cultures musicales? Comment créer une alchimie, quelque chose qui ressemble à une jam et pas un immense bordel inaudible? La musique occidentale et la musique africaine ne reposent pas sur les mêmes fondements, d'un point de vue rythmique ou d'un point de vue mélodique, les rites initiatiques et les sources d'inspiration n'étant pas les mêmes. Pas forcément évident, sauf que... La musique est universelle. Les paramètres partage, envie, improvisation sont présents et la notion de groupe l'emporte sur la notion d'individu. Pas de tirage de couverture ni de démonstration d'égo. Le rock'n'raï de Rachid Taha mêlé à la voix de Damon Albarn pour une version endiablée du "Rock The Casbah" des Clash, l'OVNI electro world d'Amadou & Mariam avec toujours le même Albarn derrière les synthés ("Sabali"), l'electro clash d'Ebony Bones avec le virtuose du N'goni (instrument malien) Bassékou Kouyaté suivi du rappeur Roots Manuva et de la délicieuse Corinne Bailey Rae, sans aucun doute la meilleure chanteuse soul actuelle. Le comble de l'innatendu verra Catherine Ringer et Damon Albarn se renvoyer la balle sur une improvisation démente de rock et de world music. Difficile d'être exhaustif avec cette abondance de talents. Nous pourrions nous étendre plus longuement sur les neuf joyeux drilles de l'Hypnotic Brass Ensemble ou sur  la pop des Kooks ou des Magic Numbers dans un instant revival pop anglaise mais voilà, la réelle force de cet événement était le mélange des genres, les interminables échanges sous couvert d'un qui fait quoi à quel moment. Ohmwork était là, à ce moment, dans cette foule de 12 000 personnes, dans cette atmosphère de fête, au centre de l'austère symbole de l'institution parisienne et de l'architecture hausmmanienne. Vivement une prochaine édition !

Crédit photo : Ben Callens – http://fnacindetendances.tumblr.com/

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Posté par ohmwork à 12:37 - VOLUME SONORE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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