jeudi 2 juillet 2009
Je me souviens...

... J'avais sept ans et je découvrais la musique, les chansons, le groove, le rythme. Je dansais. Pas comme Michael Jackson ni comme Fred Astair mais je m'éclatais, à ma façon, celle d'un gamin dont les sens s'éveillent et s'émerveillent. Comment oublier un instant les considérations extérieurs, les regards, les jugements? A l'aube de ma trentième année, difficile, très difficile de se lâcher sans un petit verre d'un contenu gazeux, plutôt orienté spiritueux. Évidemment, vingt deux ans après, pas de carrière dans le dancehall ni même sur le dancefloor. Peu importe, j'y ai survécu, je danse, seul la plupart du temps, avec pour seul public le voisinage, et encore, je mise pas grand chose sur le taux de voyeurisme des alentours... Bref, ce n'est pas le propos. Comme des centaines de millions de personnes, j'ai été touché par la disparition de Michael Jackson ce 25 juin 2009, héros de mes sept ans avec l'album "Bad" et le single du même nom que j'ai dû passer en boucle une centaine de fois. Le CD n'existait pas encore réellement et je garde en mémoire cette fine pochette de 45 tours. Un vrai choc, une envie de danser, quelque chose d'incontrôlable. C'est le corps qui décide, suite à des stimuli presque irréels. Mon hommage à cette icône du vingtième siècle ne s'envolera pas au delà de ce souvenir merveilleux : mes sept ans, je découvrais la musique, les chansons, le groove, le rythme. Merci Michael.
mercredi 1 juillet 2009
Depeche Mode au Stade de France, 27 juin 2009

Comment ne pas évoquer Depeche Mode, groupe phare des années 80, fer de lance d'une pop new-wave désolidarisée de l'axe rock'n'roll traditionnel basse - batterie? Surtout après une prestation comme celle de ce 27 juin 2009. Dinosaures d'un genre de musique qui retrouve une nouvelle jeunesse grâce notamment à des groupes comme Bloc Party ou plus récemment MGMT ou Empire Of The Sun, le trio de Basildon, à l'instar d'un U2 ou d'un Rolling Stones, se permet le Stade de France, enceinte désormais mythique depuis un certain mois de juillet 1998. Logique, vous me direz, pour un groupe qui a vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde. Ce soir-là, DM comme vous direz un fan, a donné un concert massif, jouant sur l'ensemble d'un répertoire qui compte un nombre de tubes impressionnants ("Enjoy The Silence", "Personal Jesus", "Never Let Me Down Again" etc etc), quelques raretés ("Master & Servant" peu joué en live, "Fly On The Windscreen"), quelques excellents morceaux du dernier album "Sounds of The Universe" ("Wrong", "Peace" revisité façon techno pop, "Come Back") et quelques moments de recueillement ("Home" chanté par Martin L. Gore, "Waiting For The Night" délicatement chanté au final par l'âme et l'emblème d'un duo désormais au panthéon de la pop music : Martin L. Gore et Dave Gahan). La chose la plus surprenante, c'est cette forme de fanatisme, d'admiration, qui ne disparaît pas au fil du temps. Depeche Mode tout comme The Cure, les frères ennemis, possède un lot de fans impressionnant qui chantent toutes les chansons, connaissent les paroles par coeur et peuvent identifier une chanson sur les deux ou quatre premières mesures. Ce concert, malgré quelques parasites sonores inévitables dans ce genre de lieu (lourdes infra basses couvrant certaines fréquences et par moment la subtilité de certains arrangements), restera un moment fort de communion entre deux publics, ceux dont l'adolescence appartient aux années 80 et les plus jeunes, ceux qui ont pris le temps de fouiller dans la discothèque du grand frère. Vivement janvier 2010 pour un Bercy qui s'annonce... plus intime.
mardi 30 juin 2009
Concert dans salle obscure...
Une nouvelle façon de promouvoir les jeunes groupes est apparue récemment dans nos salles obscures. Le trio pop Revolver, par le biais d'une idée originale de sa maison de disques et du réseau MK2, a pu se produire chaque soir en acoustique dans une salle de cinéma avant la diffusion du film (ndlr entre le 3 et 9 juin). Ce mini événement nous ramène à la moitié du 20ème siècle où chaque séance était précédée d'un spectacle vivant. Du live en première partie d'un film, on en redemande (cliquez ci-dessous pour l'article complet paru dans le magazine Stratégies "Chez MK2, en avant la musique").
Ev_nementiel_Revolver
lundi 4 mai 2009
9,99 euros
Le courrier des lecteurs des magazines peut se révéler être un lieu d'échange, de débat ou la réponse à un sujet d'actualité. En ce moment, sur toutes les lèvres, c'est la loi "Création et Internet", plus connu sous le nom de Hadopi, qui s'impose dans les conversations. Acteurs de la musique et du cinéma, dirigeants politiques, consommateurs, tous se mobilisent pour trouver un remède au téléchargement illégal ou dans une moindre mesure, un consensus pour limiter les dégâts d'un phénomène planétaire et inéluctable. Pas évident. Cette semaine, dans Télérama, un certain M. Guyot répond à Marc Thonon (ndlr. Président du label musical Atmosphériques) avec un point de vue plutôt éclairé sur les supports musicaux actuellement disponibles. Mp3 vs CD, la bataille continue.
jeudi 30 avril 2009
Shufflize it !

Faute d'Ipod 30 go défectueux et lassitude de clé USB 256 mo, je me suis attaché à ce petit objet nommé Ipod Shuffle. 1 go de musique pour une bonne poignée d'albums, point trop nombreux pour vraiment les découvrir en évitant le zappage immédiat, piège de l'ère mp3. Pour cette nouvelle rubrique, remplaçant l'Ipod Favourite, je vous présente le top 3 de cette semaine shufflizante... Synthétique, hybride, pop, anglo-saxonne, ce début de printemps comble mes oreilles d'aficionados de mélodies, synthèses et autres élucubrations électroniques.
Pet Shop Boys - Yes, Pet Shop Boys, Etc. (2009)
Trois ans après un "Fundamental" d'excellente facture, les Pet Shop Boys reviennent avec un nouvel opus qui les place une nouvelle fois à la tête de la pop synthétique mondiale. N'en déplaise aux détracteurs du duo, ce "Yes, Pet Shop Boys, Etc" côtoie l'excellence, à la fois d'un point de vue mélodique, Neil Tennant est l'un des plus grand mélodiste anglais, et à la fois d'un point de vue de la production, très actuelle tout en étant singulière. L'album commence avec ce "Love, Etc" qui repose sur arpéggiateur, refrain imparable et sons synthétiques pouvant rappeler un univers gamer post eighties ... Joueurs, les Pet Shop Boys le sont, jusqu'à provoquer la controverse pour ceux qui penseraient que "Go West" est l'unique tube...
Archive - Controlling Crowds (2009)
Néo progressive (ne pas y voir de connotation...), la musique du groupe Archive est un long voyage qui couvre plusieurs décennies d'orientations musicales. Trip hop, hip hop, rock, pop, electro se partagent la vedette pour un résultat souvent brillant, volontairement en marge de certaines productions actuelles, plongées entre l'indé chemise à carreau et la pop outrancière, taillée pour les radios, la masse et le portefeuille, certes amaigri, des maisons de disque. Bref, Archive est une exception et ce "Controlling Crowds" n'échappera pas à la règle. Tourné vers de nombreuses collaborations dont le retour du rappeur Rosko John, échappé depuis le grand "Londinium", le duo Keeler-Griffiths surprend sur chaque chanson, comme si l'on feuilletait un recueil de nouvelles psychédéliques. Le merveilleux "Collapse/Collide" est une pure réussite, 9 minutes et 12 secondes qui à elle seules méritent un détour chez votre disquaire (espèce en voie de disparition) le plus proche.
Peter Doherty - Grace/Wastelands (2009)
Le seul problème avec Peter Doherty, c'est que l'on pourrait croire qu'il existe uniquement par l'intermédiaire des tabloïds et des quolibets divers et variés de médias avides de sensation. Pourtant, il n'en est rien, ce gars est un pur produit de la pop britannique et depuis les Libertines, il collectionne les chansons comme un philatéliste les timbres. Parfois la rareté d'une écriture gracieuse, élégante ("Arcady", "1939 Returning", "Salomé", "Palace of Bone"), surprenante (l'ambiance délectable présente sur le single "The Last Of The English Roses" ) et parfois un feeling de déjà-vu, déjà-entendu pas désagréable mais pas franchement exceptionnel. Faute d'exception, nous resterons sur l'élégance du poète maudit...
lundi 16 mars 2009
L'apiculteur

Avant hier nous quittait Alain Bashung. Les Inrocks titrait "le dernier des géants", Libération mentionnait "le gentleman", le Monde le placait "sur les cimes de la chanson française". Toute la presse salue l'homme, l'artiste, l'interprète, l'auteur-compositeur. Pour moi, Alain Bashung est celui, avec Gainsbourg, Daho et Souchon, qui m'a invité à m'attarder sur la chanson française, une chanson française classieuse, remplie de poésie, parvenue à m'émouvoir jusqu'aux larmes.
Bashung était un apiculteur, il avait su récolter le meilleur de la musique moderne, toute son inspiration qu'il allait puiser le vieux rock américain et la pop anglo saxonne, pour créer des chansons qui m'ont poursuivi partout, des mélodies qui se sont enchaînées autour de mon cœur pour ne jamais le lâcher. Je salue ici Alain Bashung, sa mémoire, son oeuvre, avec cette sublime chanson qui clôture l'album Chatterton.
jeudi 26 février 2009
Converse rocks !

La célèbre marque de chaussures n'a plus rien à prouver. Mythe pour les teen rockers du vingt et unième siècle, Converse et son modèle All Star n'a eu de cesse de marquer les générations, du punk 70's à la new wave 80's en passant par le récent épiphénomène des nouveaux groupes de rock apparus avec les Strokes à l'aube de l'an 2000. La marque a connu certaines difficultés dans les années 90 avant de se faire récupérer par le géant Nike. On imagine aisément la suite, regain d'intérêt, augmentation des ventes et surtout, diversification de ses modèles comme peut en témoigner cette curieuse association avec Pink Floyd (bon, c'est vrai, y'a plus rock comme groupe...) et cette superbe paire masterpiece de Dark Side Of Moon. Et la Converse Stones avec la langue? 
mercredi 25 février 2009
Les Beatles revisités au ukulélé

Avant d'avoir écouté la moindre note de ce curieux projet, on reste sur sa réserve, on esquisse un petit rictus dubitatif genre "Ouais, ouais, encore des covers des Beatles...". Et bien, rangeons nos préjugés au placard et posons une oreille sur ce petit délire de Messieurs Greenwalt & Baratt qui s'attelent à la reproduction totale du répertoire des fab four au... ukulélé. Loin de vouloir imiter Mareva Galenter dans ses tribulations hésitantes de Ukuyéyé, le duo se fraye un chemin dans la Beatlemania en proposant des petites pépites qui iront, espérons-le, plus loin qu'un simple buzz issu de la blogosphère.
On salue l'initiative de ces messieurs qui se présentent comme philanthropes, touchent à tout etc etc. Un petit tour sur leur site est indispensable pour juger la qualité du travail et les recherches effectuées sur chaque chanson revisitée. A ce jour, six chansons sont en ligne dont une version magnifique et assez déroutante de "Here, There & Everywhere". Apprécions.
"Here, There & Everywhere"
Bill Clifft : vocals
Roger Greenwalt : ukulélé
David Baratt : remainder
ICI // The Beatles Complete On Ukulee
mardi 24 février 2009
U2 à l'horizon du Grand Journal...

C'était la folie sur Canal+ hier soir, Michel Denisot et ses joyeux drilles recevaient les irlandais de U2. Le Grand Journal était aux couleurs de "No Line On the Horizon", nouvel album à venir, une aubaine pour nous téléspectateurs et pour la chaîne cryptée qui peut se targuer d'une exclusivité assez historique. Denisot en Ed Sullivan du 21ème siècle (ndlr. Le Ed Sullivan Show émission musicale américaine présentée par Ed Sullivan et diffusée chaque dimanche soir à 20 heures sur CBS entre 1948 et 1971 pour un total de 1087 éditions)? Nous n'irons pas jusque là mais on ne peut que se réjouir d'un tel événement dans notre bonne vieille France habituée à Vivement Dimanche ou aux niaiseries diverses de la chaîne Coca Cola...
Bref, un plateau en fusion, un The Edge mur du son, un Bono prophétique n'hésitant pas à se placer au centre des débats pour mieux capter l'énergie environnante et une session rythmique "canal historique" dominée par les solides Clayton et Mullen Jr. U2 reste bel et bien la machine infernale que nous connaissons bien à travers trois décennies de mythologie discographique. Je passerai les détails de l'interview de Denisot and Co pour un "Breathe" beaucoup plus parlant. Enjoy !
vendredi 20 février 2009
Stratégies - 19 février 2009
L'article complet de STRATEGIES n°1533 19/2/2009 est visible ici :
Partie 1 : Strat_gies_n_1533_190209_P1
Partie 2 : Strat_gies_n_1533_190209_P2
L'avis de Brian
Je suis né le 11 septembre (tiens donc !) 1940 (ah ok !) à Newark, mon cinéma fortement inspiré par Alfred Hitchcock a marqué plusieurs générations de cinéphiles. Réalisateur de 28 films en 40 ans, mon style est notamment reconnaissable par mon goût pour les plans séquences vertigineux souvent illustrés par des thèmes somptueux. Notamment papa du petit Tony Montana je suis, je suis, je suis … ?
Non, rassurez vous, ce blog n’est pas devenu l’annexe de « questions pour un champion », ni celle des « cahiers du cinéma » d’ailleurs. Mais c’est bel et bien de Brian de Palma dont nous allons parler aujourd’hui et en particulier de deux scènes tirées de son œuvre, inégale mais souvent culte.
La première, date de 1974 et est tirée de « Phantom Of The Paradise ». Dans cette variation de Faust sur fond de glam rock halluciné, un compositeur talentueux ayant perdu son visage sous une presse à vinyles va signer de son sang un pacte avec un producteur sans scrupules (il s’agit de fiction pure et dure, bien entendu …). La scène qui nous intéresse ici est exemplaire en ce qu’elle illustre, à la fois la fibre mélodique des 70’s et le fantasme de l’époque avec les machines qui commençaient à pointer le bout de leurs circuits imprimés. Le studio est représenté comme une sorte de vaisseau spatial et le producteur comme un dieu (ou plutôt un diable) capable de faire surgir une voix de nulle part en manipulant trois boutons et quelques câbles. Cet extrait, à la fois kitchissime et prophétique, est à consommer sans modération.
Le deuxième extrait dans lequel John Travolta, pris d’une frénésie incontrôlable, superpose plusieurs ambiances sonores au beau milieu d’un fatras de bandes magnétiques est tiré de « Blow Out » (voir de 4:27min à 6:20min) , remake du chef d’œuvre de Michelangelo Antonioni « Blow Up ». Le film est intéressant à bien des égards. Tout d’abord, alors que dans l’original du maestro italien le héros se lançait dans une enquête par le biais de photographies, celui de De Palma mène son enquête à travers des enregistrements sonores. Le lien est intéressant car il tend à placer le son au rang de l’image, un bonheur pour nous autres, designers sonores. Ensuite au-delà de la qualité sonore de cette scène, elle fait volontairement (ou non) écho au fameux « Revolution Number 9 » des Beatles, pour lequel Paul Mc Cartney avait enclenché tous les magnétos du mythique Abbey Road afin d'effectuer le premier collage sonore de l’histoire de la musique.
Alors pour ces films et quelques autres, chapeau bas Monsieur De Palma.
jeudi 19 février 2009
La B.O du jour
Composée par Massive Attack ou du moins ce qu'il en restait en 2004 (depuis sa création à la fin des années 80, le groupe a vu le départ de plusieurs membres mythiques donc Tricky, Shara Nelson ou Mushroom), la B.O de Danny The Dog est une pièce particulière de la discographie des anglais. Après un 100th Window décrié par les fans de la première heure mais pourtant très ambitieux, voir extrêmement intéressant, la suite laissait planer le doute. Va-t-on poursuivre dans les ambiances froides et enterrer le bon vieux sample? Pour ce galop d'essai dans la musique de film, Robert Del Naja alias 3D et Neil Davidge ont mixé musique intriguante minimale ("Danny The Dog"), moments de suspension intimes ("Two Rocks & A Cup Of Water" "Sam", "Right Way To Hold A Spoon") et trip hop des
premières heures ("Atta Boy", "Collar Stays On", "I Am Home"). Certains pourront regretter l'absence d'ambiances soul qui ont disparu depuis le départ de Daddy G et Mushroom mais qu'importe, l'important était de sublimer les images de Louis Leterrier. Le contrat est rempli et le sublime "Right Way To Hold A Spoon" est là pour nous entraîner dans la sphère d'apprentissage du jeune Danny...
mercredi 18 février 2009
La fratrie Keane/The Killers
Il existe un lien assez évident entre les groupes Keane et The Killers. Les deux groupes ne partagent pas les mêmes terres (Keane vient de Battle - GB et The Killers de Las Vegas - USA) mais partagent un certain goût pour les années 80 au point de calquer la production de leur nouvel album sur les mêmes bases soit une forte "symétrie" avec certaines sonorités apparentées aux années de la new wave et de la pop électronique. Bien entendu, nous prendrons soin de ne pas omettre envolées lyriques et montées instrumentales comme pièce maîtresse des "Day & Age" de The Killers et "Perfect Symmetry" de Keane. Votre humble serviteur apprécie et bon nombre de midinettes également... Mais attention, l'âge ne me permettant plus d'être au premier rang, je me contenterai volontiers d'une place sur le balcon avec une grenadine.
En attendant ces moments d'excitations, appuyons notre propos avec deux chansons issues des derniers disques de notre chère fratrie.
"Again & Again" de Keane (Perfect Symmetry - 2008)
"This Is Your Life" de The Killers (Day & Age - 2008)
samedi 14 février 2009
Un samedi chez Fender

C'est l'image du jour, un ampli Fender géant en guise de magasin de guitare. Cette superbe enseigne se trouve dans la ville portuaire de Southampton en Angleterre. Pour les amateurs, voici le lien du site de ce magasin pas comme les autres : The Guitar Store.
NB : Après un zoom, on s'aperçoit que les potards montent à 11... Ça ne vous rappelle rien?
vendredi 13 février 2009
Le son de la rivière Iwai

Il y a quelques mois, nous évoquions le magnifique Tenori On et son interface tout aussi ludique qu’efficace. Il nous semblait donc, par la suite, nécessaire d’envoyer nos agents très spéciaux sur la trace de Toshio Iwai, le génialissime inventeur de l’engin.
Né en 1962 à Kira, une petite ville de la préfecture d’Aichi (Japon), le jeune Toshio va s’imposer dans les années 80 comme un pionnier dans le monde des installations interactives, son crédo, l’interaction entre le son et l’image. Ses expériences au sein de manifestations prestigieuses à travers le monde et ses collaborations avec des techniciens et des artistes de tous bords vont le conduire tout naturellement vers l’univers du jeu vidéo. 
Première tentative avec Otocky, un jeu de plateforme où il s’agit de dégommer en rythme et en musique des ennemis improbables. Nous sommes en 1987 et le résultat, malgré de bonnes intentions, souffre quelque peu de la pauvreté technique des jeux de l’époque. Le jeu marquera tout de même suffisamment les esprits pour qu’on lui donne l’occasion de remettre le couvert en 1996 avec Sim Tunes. Il s’agit ici d’un jeu destiné à un jeune public où, par l’intermédiaire d’une palette de couleur, on peint sur un fond noir, chaque tache de couleur étant associée a une note. Mais ce n’est qu’en 2005 que le maestro va nous offrir son chef d’œuvre sur Nintendo DS. Profitant des outils du petit rectangle magique de Nintendo (écran tactile, stylet, micro intégré), Toshio développe Electroplankton, un jeu qui n’en est pas tout à fait un. Le résultat est tout aussi décalé qu’enthousiasmant. On ne dispose pas de sauvegarde, il n’y a pas d’objectif et l’unique but du joueur est de manipuler une horde de petites bêtes baptisées « planktons » interagissant avec les actions du joueur tout aussi bien au niveau graphique que sonore. Du sampling en temps réel à la manipulation de « plantes musicales », on laisse aller son stylet au grès d'un voyage de faune et de flore. Une expérience zen et réjouissante qui réveillera en chacun des utilisateurs une âme d’artiste.
La démonstration valant tous les discours du monde, nous vous avons concocté un petit montage de quelques applications possibles avec les planktons électriques. En attendant le nouvel ovni du « nippon fou » (ce dernier serait intéressé par les possibilités interactives de la Wii), nous espérons que vous apprécierez ce petit voyage sonore avec Ohmwork et les planktons.
Electroplankton from Ohmwork on Vimeo.
mercredi 11 février 2009
Le clip du mercredi
Immergé dans la musique electro rock des anglais de Death In Vegas, Ohmwork ressort du placard Dailymotion l'excellente vidéo de "Scorpion Rising", entre rock psychédélique nonchalant, bruitages additionnels de katanas et vocalises âpres de l'indéfectible Liam Gallagher. Comme dirait Patrick Sébastien version cheveux longs (c'était mieux avant), que du bonheur !
mardi 10 février 2009
Super High Material CD
Voilà qui pourrait bien relancer l'intérêt du support physique, doper les ventes de disques et sauver le monde de la crise financière... Bon, n'allons pas trop vite, pour le moment, seuls nos amis japonais ont véritablement craqué sur le SHM-CD, la version haute qualité de notre chère galette en voie de disparition.
Ce nouveau format aurait, dit-on, une qualité sonore proche de celle du vinyl et une résistance à l'usure renforcée par rapport au CD ordinaire. A la différence des SACD ou DVD audio, qui ont fait un flop retentissant, le SHM-CD sera compatible avec n'importe quel lecteur de CD.
Universal va lancer très prochainement des rééditions de classic albums comme Hendrix, Rolling Stones ou Nirvana. Alors, est-ce une nouvelle tentative de revenir aux fondamentaux, de retrouver le palpable et laisser de côté le virtuel? Nous aurons probablement la réponse à cette question dans les prochains mois.
lundi 9 février 2009
Le vocoder
Un nouveau mélomane et fin technicien vient d'intégrer la communauté Ohmwork-L'Enceinte. De temps en temps, dans la rubrique systèmes sonores, Chryss nous dévoilera des techniques de MAO avec des tutoriaux éclairés et fort bien mis en scène. Pour démarrer la semaine, le vocoder est à l'honneur.
Le vocoder ou vocodeur est un dispositif électronique de traitement du signal sonore. Son nom, contraction de voice coder (« codeur de voix » en anglais), a été francisé en « vocodeur ». Il analyse les principales composantes spectrales de la voix (ou d'un autre son) et fabrique un son synthétique à partir du résultat de cette analyse.
Pour l'histoire, le vocoder a été imaginé par Homer Dudley, ingénieur au Bell Laboratories , afin d'assurer une transmission efficace de la voix dans le cadre du réseau téléphonique américain en 1939 . Développé alors sous le nom de voder (Voice Operating DEmonstratoR), il fut présenté à l'exposition universelle de New York la même année. Une version améliorée fut réalisée en 1940 , le vocoder.
Au premier abord, le vocoder eut peu de succès, car il donnait à la
voix une texture plutôt robotique. Il fut toutefois utilisé par l'armée
US dans le premier système de communication numérique qui permettait notamment à Franklin Roosevelt et Winston Churchill de communiquer par-delà l'océan durant la seconde guerre mondiale...
Instrument indissociable de la culture électro, Daft Punk s'en servit notamment sur son dernier véritable album, l'excellent "Human After All". Bien entendu, avant que le numérique ne s'en mêle, on utilisait du gros hardware avec, par exemple, le Korg VC10, sorte de frère jumeau du mythique MS10 que votre serviteur adule depuis qu'il a appris à s'en servir correctement. Avant de laisser la place à la démonstration de Chryss via Ableton Live et Reason (post suivant dans ces colonnes), voici une excellente façon d'aborder le vocoder avec Herbie Hancock qui nous gratifie d'un jazz funk vocodé ainsi qu'un "Robot Rock" des Daft Punk. Deux générations de vocoder...
dimanche 8 février 2009
La chanson du dimanche

La chanson du dimanche n'est pas celle que vous croyez... Ce n'est pas deux joyeux lurons chevelus qui ont concocté ce magnifique "Strange Things Will Happen*" mais un groupe suédois assez réputé dans l'indie pop : The Radio Dept.
Cette chanson est parfaite pour un dimanche après-midi, elle vient apaiser les âmes encore plongées dans les méandres d'un samedi soir où l'alcool et les déambulations aléatoires se disputaient une improbable pôle position ... Bref, un bonheur insaisissable de 4 minutes et 27 secondes.
*Ce morceau figure sur Lesser Matters, premier opus de The Radio Dept. sorti en 2003.
vendredi 6 février 2009
La bande originale de Myspace & Facebook...
... pourrait être cette chanson de Chumbawamba. "Add Me As A Friend" est le deuxième titre du nouvel album du groupe de Burnley (The Boys Band Have Won - 2008). Nous sommes conquis par la légèreté du mix, les harmonies vocales et l'humour qui se dégagent de cette chanson. Would you like to add them as a friend? Pour notre part, c'est oui.
"Add Me As A Friend" du groupe Chumbawamba // http://www.myspace.com/acoustichumbawamba





















