Ohmwork

- DESIGN SONORE ou l'actualité du design sonore dans la publicité, l'audiovisuel, l'interactif, le multimédia (communiquer avec le son et la musique) - AVENTURES SONORES ou la présentation de nos expériences sonores au sein de notre agence. - MIROIRS SON

mardi 1 avril 2008

Figurines, concert à la Flèche d'Or (Paris) - Samedi 29 Mars

figurines

C
'était après un concert, assez tard, le bar était sur le point de fermer mais la clientèle nocturne abondait encore et toujours. Comment arriver à tendre l'oreille sur une pop subtile et gracieuse alors que le bruit environnant couvre fréquences, mélodies et harmonies?

- Avoir de bonnes oreilles? Oui, forcément, cela aide mais ne fait pas tout, à moins d'avoir des sens bioniques comme Super Jamie (ndlr. "L'homme qui valait 3 milliards").

- Se renseigner auprès du DJ et ensuite s'emparer du disque dans les jours qui suivent? Oui, exactement.

Bref, j'ai pu me procurer ce "When The Deer Wore Blue" du groupe danois Figurines qui m'a convaincu d'une chose : les scandinaves connaissent la meilleur recette pour faire de la pop. Ils savent puiser entre l'Amérique et l'Angleterre, entre les Beach Boys et Supertramp, entre les vagues californiennes et le pudding... Flirtant avec le psychédélisme ("Drove Your Miles"), des choeurs très seventies ("Let's Head Out") et quelques riffs rock'n'roll ("Drunkard's Dream"), Figurines est passé par Paris, dans une Flèche d'Or pleine comme un œuf d'autruche et franchement, cela valait le détour. Plus rock que sur le disque, le groupe a enflammé une audience décontractée, libérée de la pression d'une semaine de labeur et donc fortement "aware". Une excellente surprise.

Pour en savoir plus sur Figurines :  http://www.myspace.com/figurinesdk

Posté par ohmwork à 11:04 - MIROIRS SONORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 17 mars 2008

Sébastien Tellier, concert au Cabaret Aléatoire (Marseille) - Vendredi 14 Mars 2008

TELLIER

Choisi pour représenter la France pour le prochain Eurovision, Sébastien Tellier s'est emparé du Cabaret Aléatoire (Marseille) pour le transformer en une sacristie électro pop décomplexée. Sold out pour l'occasion, la salle marseillaise voit s'agglutiner une petite masse de fans du Chabal de la pop made in Daft. Daft comme Daft Punk, l'homme s'étant attaché les services de Guy-Manuel de Homem Christo (moitié du duo) pour embellir les chansons de Sexuality, son nouvel opus aux accents film érotique eightie. Justement, parlons-en de ce Sexuality et plus particulièrement dans le contexte du live. Pour retranscrire l'ambiance du disque, joué en quasi intégralité, Tellier a misé sur le minimal : Deux synthés, un piano, une guitare et le laptop pour les séquences rythmées. Détendu, ouvert aux calembours, notre homme remplit son rôle de crooner 2008 en costard latex. Ouvrant le bal avec "Sexual Sportswear" pour chauffer l'audience, Tellier donne le ton, met le public dans sa poche, crée l'adhésion et les premiers roulements de bassin. Au moment d'entonner le refrain très beach boys de "Divine" dont on apprend qu'il s'agit de la chanson retenue pour l'Eurovision, l'audience bascule dans une folie douce. Hughes Hefner next generation, Tellier n'en a pas oublié pour autant les délires world, new wave de son précédent album, l'anachronique et tortueux "Politics" et c'est un "Ketchup vs Genocide" qui fait sourire les fans. Sourire mais aussi s'émerveiller, avec le classique "La Ritournelle", morceau se rapprochant d'une B.O à la Morricone... Du grand Tellier. Deux rappels viendront clôturer cette belle soirée : "La Dolce Vita", reprise hommage à Christophe et le rare "Fantino", étoile du premier album, "L'incroyable Vérité". Un petit détail qui a son importance et qui m'empêche de coller le 18/20 synonyme de cinq étoiles : le son dans l'enceinte du Cabaret Aléatoire. Les enceintes façades distribuaient le son dans le champ de la scène, non disposée au centre, donc à l'évidence, le rendu était moins bon sur les côtés ... Aller, le 17/20 et mention très bien en sexologie.

Posté par ohmwork à 12:30 - MIROIRS SONORES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 19 février 2008

Candy Clash chez Wassup le 6 février

CANDY

U
n live dans un magasin de sapes, trois guitares, un Juno (j'en parlerai bientôt dans ces colonnes, c'est promis), une MPC 1000 (j'en parlerai bientôt dans ces colonnes, c'est promis -bis-), un vélo chromé de rêve aux avant postes... Ouais, on est à Paris, on expose du rock en vitrine et du vintage.

Ce soir-là, pour se réchauffer, c'est le groupe Candy Clash qui a été choisi pour la soirée de lancement du n#26 du magazine Redux. Cold wave, la musique du trio est minimaliste, envoutante et nous ramène vers quelques uns de nos héros, à savoir Joy Division, New Order (Joy Division -1), Gang Of Four, Can (les idoles)... Je m'arrête là pour la section comparaisons. Dans le combo, on retrouve cette fameuse MPC 1000 qui amène le minimalisme, les synthés qui portent la sinuosité, les basses, froides, qui suivent le rythme comme une marche militaire et la voix qui amène ce côté humain, certes perturbé mais revendiquant avec force ("79"). La musique de CC est une espèce de douche à forte pression. Les variations de température sont surprenantes et par moment, on arrive même à flirter avec la mélodie pop ("Darling") et l'on se prend à imaginer un hommage à Phoenix (Darling étant le premier patronyme du quatuor français)...

La soirée passe comme une lettre à la poste, le climat (chez Wassup) est parfait et c'est avec délectation que j'imagine déjà les quelques lignes que vous êtes en train de lire.

J'allais oublier un petit détail. Je repars avec une sucette annonçant une Candy Clash Party (27 février à la Mécanique Ondulatoire - Paris) et l'assurance (enfin presque) d'un prochain voyage aux pays des requins blancs et de AC/DC avec une professeure des écoles. Un des deux événements aura lieu officiellement. Je vous laisse deviner lequel...

PS : Merci à Erwann et Redux pour ce genre d'initiatives

Pour découvrir Candy Clash :  http://www.myspace.com/candyclash 
Pour découvrir le magazine Redux :   http://www.myspace.com/reduxmag

Pour vous mettre dans le bain :


Posté par ohmwork à 13:53 - MIROIRS SONORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 28 octobre 2007

The Cryptones + Penelope + The Mockers, concert à l'Omega Live (Toulon) - 27 octobre 2007

1239099604_l

De retour au bercail pour un week-end, ma route a croisé celle de Bool et ses acolytes qui se produisent toujours sous le nom de "The Cryptones" depuis vingt ans. Après une séparation, le groupe marque son retour en 2005 et nous livre un rock garage mordant, sixties à souhait où l'on se retrouve plongé entre Remains, Stooges et Yardbirds. Ce soir-là, ils sont précédés de Penelope, groupe de rock impeccable (mention spéciale à la basse) qui fusionne habilement certaines ambiances rythmiques à la Air et un rock'n'roll psychédélique où l'analogie et l'orgue fusent dans le spectre sonore. Ca commence bien !

L'explosion démarre immédiatement sous l'impulsion d'un Bool enragé, chanteur rock'n'mod, ambianceur, bref l'esprit Jaggypop (mix Jagger, Iggy Pop). Pendant presque 1h30, The Cryptones envoie du lourd et rend hommage aux vieilles idoles anglaises comme les Pretty Things, excellente doublure des Stones dans les années 60. Je retiens plusieurs choses de cette excellente soirée : le garage existe sur la côte varoise et peut provoquer une mini vague de folie (une petite floppée de jeune rockers et groupies faisaient don de leurs corps au premier rang), la générosité de Bool et les siens (ils aiment la scène et ça se voit), la passion pour le rock et le respect de l'adage "Sex, drug and rock'n'roll". Oui, les Cryptones, vous êtes un peu les Godfathers of garage chez nous ! Long live.

Nicolas.


The Cryptones - Le site : http://www.thecryptones.com/
The Cryptones - La page myspace : http://www.myspace.com/cryptones

Penelope - La page myspace : http://www.myspace.com/penelopefrenchband

Posté par ohmwork à 16:13 - MIROIRS SONORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 17 août 2007

Final Fantasy, concert au Divan du Monde (Paris) - 15 août 2007

060612_finalfantasy


P
résenté comme membre de la tribu Arcade Fire dont il est le violoniste attitré, Owen Pallett n'en demeure pas moins un musicien auteur-compositeur de talent et pour le moins prolifique (deux albums de Final Fantasy  depuis 2005 - "Has A Good Home" et "He Poos Clouds" -  entrecoupés d'interventions chez le miracle Arcade Fire). Après une première partie honorable des bricoleurs Rrose Tacet, le timide Owen arrive sur la scène du Divan du Monde, prêt à nous délivrer quelques extraits de sa fantaisie finale. Unique musicien sur scène, équipé de son violon, il boucle, dé-boucle, re-boucle (la fameuse RC-20 de Boss était bien là ce soir...) ses arrangements fins avec l'allure d'un jeune premier et l'aisance d'un virtuose. Surpris par l'afflux et la beauté de ces superpositions de cordes, on est aussi heureux de constater que Pallett n'en oublie pas l'élément essentiel de toute musique pop qui se respecte : le songwriting. Il ira même jusqu'à reprendre à la perfection "Paris 1919", le morceau de bravoure de John Cale. Une heure et vingt minutes, après deux rappels, on en ressort touchés par la beauté intime de la musique du canadien. A découvrir vite  !

Un extrait d'un des concerts de Final Fantasy



Posté par ohmwork à 12:36 - MIROIRS SONORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 15 mai 2007

Exposition David Lynch : The "Sound" Is On Fire

lynch_10

J
-12 avant la clôture de l'exposition David Lynch : "The Air Is On Fire". Il était temps d'écrire quelque chose sur cet incontournable événement abrité par La Fondation Cartier. Mêlant un grand nombre de travaux plastiques, photographiques et même issus de constructions de meubles, on retrouve toute la folie et le surréalisme qui caractérisent l'esprit du metteur en scène. Le plus surprenant durant cette visite, c'est l'alliage entre les images et le son. Cela n'a échappé à personne, Lynch a toujours observé une proximité avec la musique, son attrait à la composition s'étant notamment révélé lors de sa collaboration avec Alan R. Splet sur le film Eraserhead. Ne nous égarons pas trop et revenons à "The Air Is On Fire" et son effrayante bande son. Réalisée par l'ingénieur du son et mixeur de Lynch, Dean Hurley, avec l'aide de Renaud Biri, on retrouve exactement la parallèle avec l'univers de l'artiste. La tonalité est sombre, inquiétante, proche du meurtre de sang froid. L'onde est parfois accompagnée de sonorités horrifiques qui, il faut bien l'avouer, auraient beaucoup plus d'impact dans l'obscurité la plus totale. Passons, l'exposition n'étant pas réservée aux seuls noctambules... En dehors de la fameuse parallèle entre les images et l'environnement sonore, on notera l'expérience utilisateur. Disposées à proximité de certaines oeuvres, des bornes donnent la possibilité aux visiteurs de déclencher des effets sonores (sept au total) qui peuvent s'avérer être des bruits percussifs, des grincements émanant d'une explosion ou d'une destruction. Ce type d'action est un moyen d'impliquer le visiteur, à savoir le faire exister dans l'univers de l'exposition. Il devient à son tour un acteur de la folie ambiante et participe à l'opération menée par le "Démiurge" (un des surnoms de Lynch) en personne. Aidée par un système sonore sophistiqué (une vingtaine d'enceintes sont installées dans chaque pièce de la Fondation), l'exposition jouit de cet atout indiscutable : l'accompagnement d'une bande originale. Ah j'oubliais, on nous a appris le silence dans les lieux culturels... A voir et à entendre absolument !

David Lynch - The Air is on Fire
Exposition 3 mars - 27 mai 2007
Fondation Cartier pour l'art contemporain
261, boulevard Raspail 75014 Paris
tél 01 42 18 56 52
Droit d'entrée : 6,50 euros, tarif réduit : 4,50 euros.

Nicolas.

Posté par ohmwork à 17:44 - MIROIRS SONORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1