vendredi 13 novembre 2009
The Marvelettes
Petite découverte du jour. En écoutant le "Please Mister Postman" de l'album "With The Beatles", je décide de me pencher une petite dizaine de minutes sur les originaux des titres repris par les Fab Four et mon oreille s'attarde sur les Marvelettes, une petite merveille de la Motown. Ce groupe de chanteuses américaines a la particularité d'avoir ouvert la voie au mythe Tamla Motown puisque "Please Mister Postman" donna son premier numéro un des charts à la célèbre maison de disques. S'en suivra une épopée grandiose qui verra passer les Jackson Five, les Supremes, Stevie Wonder, Marvin Gaye et bien d'autres. Ladies & Gentlement, the wonderful Marvelettes !
mardi 10 novembre 2009
La musique oubliée de la télévision
Alors que la musique n'a jamais été aussi présente à la télévision (émissions type Nouvelle Star, Taratata et autres...), les revenus des auteurs ne sont pas valorisés pour autant (c'est dans l'air du temps, vous m'direz...). L'excellent article paru dans "La Lettre des sociétaires de la SACEM" nous éclaire un peu sur la situation.
L'article est ici en téléchargement : La_musique_oubli_e_de_la_t_l_vision
vendredi 23 octobre 2009
Ohmwork transformé en disc jockey

Vendredi 23 octobre. 8h40. Une dernière vérification de ma discothèque ambulante et je quitterai mon domicile avec un tas de sonorités dans la tête. Après plusieurs années de break, je reviens dans le mix , heureux de pouvoir délivrer quelques pépites incontournables qui jonchent mon mur de disques. Après avoir assuré un set planant pour la conférence de presse du lancement de la semaine des Kiosques de la Ville de Paris, j'ai durci le jeu, renforcé mon attaque, bref, j'ai opté pour 4-3-3 dopé à l'electro rock, au big beat anglais et au hip hop vintage. The Streets, Spank Rock, Chemical Brothers, LCD Soundsystem et bien d'autres seront au rendez-vous ce soir au 14, rue François Miron dans le 4ème arrondissement, pas très loin de l'Hôtel de Ville.
jeudi 22 octobre 2009
Impressions sur La Superbe
Benjamin Biolay, Benjamin lait bio, Benjamin quoi ! Et bien ce Benjamin, il fait du bien. Cette superbe est séduisante et ne manque pas de plaire à votre serviteur qui, allergique à cette chanson française dite "réaliste" (Luce, Benabar, Delerm, Cali...), finit par arriver au bout de ses favoris, les Gainsbourg, Souchon, Daho, Katerine... Les disques s'épuisent à force d'écoutes à répétition et de larmes versées ("La Baie" de Daho). Du neuf, je vous en prie, de l'étonnement, des frissons ! Et voilà qu'en ce milieu d'après-midi, je plonge mes orifices latéraux vers le son Biolay 2009. J'avais vaguement entendu parler d'un double album ambitieusement nommé "La Superbe", sorti très récemment, en cet automne mi-figue mi-raisin. Pour dire vrai, après une première écoute sur un site de musique gratuit et légal, je suis convaincu. Je sens le grand Serge mais pas trop non plus, il offre seulement certaines petites délicatesses toujours habilement transformées par un Benjamin inspiré, à l'exquis anglo-saxon, à la saveur jazzy Saint Germain années cinquante ou à cette tradition franco française des dialogues fille garçon (ici par lettres interposées sur "Brandt Rhapsodie") qui peut séduire (ou vraiment agacer). Biolay a cette faculté de switcher d'un style à un autre, de la pop bateau de "15 août" à la grandiloquence de "La Superbe", premier titre vraiment fort de ce double album en passant par un "Buenos Aires" qui ferait passer Mass Hysteria pour des bébés avec ce refrain hispanophone sorti de nulle part. Difficile à chroniquer le Biolay ! Doué, certes, aventureux, certes. Mais justement, où va-t-on? Quel est la ligne? A cette première écoute, je m'avoue un peu perdu mais heureux. Heureux de retrouver cette France qui tente et pas celle qui ne peut s'empêcher d'écrire sur la boîte de conserve, les pizzas, la TV et le PMU du coin. Le taxe de Gainsbourg qui veut, sur le coup, Biolay est superbe.
mardi 20 octobre 2009
Ohmwork aime Love 2
Cela faisait longtemps que j'attendais un album de Air pouvant se retrouver entre "Virgin Suicides" et "10 000 Hz Legend". Après les étapes "Talkie Walkie", "Pocket Symphony", les B.O, les collaborations extérieures (Charlotte Gainsbourg notamment) et l'album solo de Jean-Benoît Dunckel sous le pseudo Darkel, je doutais sérieusement d'une réaction forte de la part du duo. Je l'avoue, je n'ai pas aimé les apparitions de Nigel Godrich sur les dernières productions. Trop polies, trop chiadées, les compositions étaient moins personnelles, plus convenues et sans surprises. Je sais que je risque de me faire des ennemis mais honnêtement, je suis heureux de ne plus trop entendre parler de Monsieur Godrich, de son génie, de son oreille avertie et de ses exploits de producteur avec Mc Cartney, Beck, Travis... Une lassitude sans doute et un vrai besoin de retrouver son groupe de musique électronique préféré à l'état 98-2000. A cet époque, Air faisait dans le minimal, le vintage, le planant, le tragique et parvenait à se faire une place de choix dans le grand bain de la french touch. Dix ans plus tard, après les quelques événements précités au début de cet article, Dunckel et Godin reviennent aux fondamentaux et parviennent à retrouver la matière brute, l'essentiel, et par moment à toucher le Graal sur un "Love 2" à la limite de l'excellence ("Be A Be", "Tropical Disease", "Heaven's Light", "Love", "Night Hunter", "So Light Is Her Footfall", autant de morceaux de bravoure et de réelles prises de risques sonores). Des purs sons vintage, des basses entêtantes, des progressions envoutantes, des sonorités étranges... Véritablement, dans cet album, on a l'impression de toucher du doigt l'artisanat Air. Débarrassé du lissage, du polish et du grandiloquent "Pocket Symphony", le duo livre son meilleur album depuis "10 000 Hz Legend", réalisé en autarcie, dans son studio parisien. Le mieux est l'ennemi du bien, Air vient de le prouver. A écouter, à acheter et à conseiller !
http://www.myspace.com/intairnet
dimanche 11 octobre 2009
Phoenix au Letterman Show

Bien qu'au cœur d'un scandale assez représentatif de notre époque (syndrôme tabloïd aigü), David Letterman et son Late Show reste un indispensable du petit écran U.S. Passage obligatoire des artistes hype, il en sort généralement des prestations mémorables, en témoigne le groupe de pop français Phoenix qui est actuellement en phase de conquête de l'Amérique. N'ayant rien à envier au locaux, les versaillais sont littéralement impressionnants sur scène. Précis, puissants (la prestation du batteur est bluffante), assurés, c'est avec délectation qu'on se laisse porter par ce "1901" du meilleur groupe français du moment.
Phoenix - 1901 live from wearephoenix on Vimeo.
samedi 10 octobre 2009
Musique et neurones
Si vous êtes de celles ou ceux qui ne peuvent se déplacer sans baladeur mp3, Iphone ou autres système sonore mobile, ces quelques lignes risquent de vous conforter dans cette addiction à la musique façon nomade.
D'après une enquête sérieuse menée par Sciences et Avenir, écouter de la musique serait un atout pour développer notre Q.I. Je m'explique. La musique jouerait un rôle d'accélérateur intellectuel par l'intermédiaire de la tonalité et du tempo et le style n'y est pour rien. Rock, rap, classique, jazz, musiques électroniques sont tous sur la même longueur de Q.I. Mieux, la musique "active" rendrait les effets stimulants encore plus probants. Une équipe de l'université de de Long Island (Etats-Unis) a fait suivre des cours de musique à 4 enfants de 6 ans alors que 57 autres en étaient privés. Dix mois plus tard, les musiciens en herbe affichaient des capacités de lecture supérieures à celles du groupe témoin. On parle d'imagerie cérébrale, de connexions neuronales facilitées... Une fois de plus, la musique, l'émotion, l'intellect... Un pouvoir magique !
mercredi 16 septembre 2009
This is him
Le trailer officiel du documentaire consacré à Michael Jackson et réalisé à partir des enregistrements de ses dernières répétitions a été diffusé en avant-première hier. Pour décupler le buzz, la sortie en salle de "This Is It" sera concentrée sur deux semaines. D'après les producteurs, il s'agit de plonger le public dans les conditions du show et ainsi retranscrire l'effervescence. Ne soyons pas dupe, l'opération est surtout un bon moyen d'engranger dollars & cents... Nevermind, vivement le 28 octobre pour rêver une dernière fois avec le King sur grand écran !
lundi 14 septembre 2009
La mélodie des oiseaux
Démarrons la semaine par une note de poésie. Celle-ci vient de Jargas Agnelli qui, lors de la simple lecture d'un journal, décida de découper une photographie qui l'interpella. Celle-ci représente quelques oiseaux sur des câbles haute tension (voir ci-dessus) positionnés comme des notes sur une portée musicale.
Curieux, Agnelli décida de retranscrire la mélodie des oiseaux* en respectant l'exact postionnement des tétrapodes (pas de magouille photoshop) sur les câbles. Le résultat est bluffant (voir la vidéo ci-dessous) et peut résumer en lui-même la beauté de la nature et les hasards bienheureux. Pour la petite histoire, le "découvreur de talents" a envoyé la musique au photographe original, Paulo Pinto, qui relaya l'information auprès de son éditeur. Plus tard, l'histoire** fut relatée par un journaliste et se termina par un entretien dans le journal... Apprécions.
*La musique a été interprétée (car rappellons-le, les compositeurs de cette symphonie sont les oiseaux) avec l'aide du logiciel Logic Audio et la vidéo avec l'aide du logiciel After Effects.
mercredi 9 septembre 2009
Lifting Beatles

Grand jour pour tous les fans des Beatles (dont je fais partie). En ce mercredi 9 septembre 2009, tous les albums des Beatles remasterisés sont disponibles à la vente. Alors, qu'allons-nous trouver de plus sur ces nouvelles versions? Simple coup marketing pour rebooster les ventes ou véritable travail de toilettage des bandes? Et bien, on va se pencher directement vers la deuxième proposition tout en restant conscient des retombées financières de l'opération.
Un travail colossal a été entrepris par des ingénieurs du son des célèbres studios Abbey Road où le groupe a enregistré la quasi totalité de ses chansons. Quatre ans de besogne avec comme point de mire les respect des enregistrements originaux tout en insufflant un air neuf avec l'ensemble des technologies dont nous disposons : traitement numérique des morceaux, suppression, lorsque c'était possible et tant que l'intégrité des chansons était préservée, des clics électriques, des bruits de micro liés au chant (le fameus "pop" lors de la prononciation de la lettre "p") et des sifflantes excessives. Pour les puristes, aucun souci à se faire, la matière brute a été respectée, l'essence de ce qui s'est passé entre 1962 et 1970 est restée indemne et sous contrôle des plus hautes instances de la Fab Connection où George Martin, responsable du son Beatle, veille au grain. Avec cette remasterisation, nous aurons la chance d'entendre de manière encore plus fidèle les pistes originales, les apports de chaque membre du groupe, les harmonies vocales de John et Paul, les arrangements de guitare de George et... le solo de batterie de Ringo sur Abbey Road. En somme, c'est comme si nous étions dans le studio avec les Beatles à ce moment T où la magie opéra. Pour ma part, la magie sera de retour avec le coffret stéréo* et tous les albums. Aucune raison de choisir un ou deux albums parmi le catalogue. Sacrilège, dirait mon ami Jerôme Monod de Talancé** (il se reconnaîtra), plus grand fan des Beatles de l'hexagone ! Aller, en attendant que j'affine le compte rendu avec une écoute globale, un petit retour en arrière sur ce "Being for the Benefit of Mr. Kite!", ambitieux florilège d'effets sonores et delirium psychédélique de John Lennon.
*L'acheteur aura le choix d'acheter chaque album séparément, le coffret en mono ou le coffret en stéréo regroupant tous les albums des Fab 4. Toutefois, ce dernier me semble inévitable.
**Très bientôt, nous mettrons en relief l'important travail de mélomane de Jerôme, avec comme point d'orgue, cette insatiable recherche de raretés dans le monde de Pepperland.











